Centre médical de Bala

 A la suite de l’incendie survenu en 2024 tous les bâtiments impactés ont été remis en état et le centre est maintenant parfaitement opérationnel. 

Un nouveau médecin directeur a pris ses fonctions, le Dr Mouhamed el Bachir Samb, qui s’est spécialisé dans le domaine de la santé publique. Il a réalisé au cours de l’année 2025 une vaste étude sur la malnutrition dans les 25 villages de notre zone. 

A gauche : Dr Mouhamed Bachir Samb – A droite: La pesée des enfants 

LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION
Une méthodologie scientifique rigoureuse fut mise en oeuvre car cette étude lui a servi à soutenir un master d’épidémiologie interventionnelle. 
459 enfants âgés de 6 mois à 5 ans répartis sur 25 villages ont été inclus dans l’étude. 
Leur poids et leur taille ont été mesurés, durant 60 jours. Les résultats ont mis en évidence : 

  • Une malnutrition aigue modéré chez 20% des enfants 
  • Une malnutrition aigue sévère chez 10% des enfants 
  • 3% seulement des enfants mangent des fruits et des légumes. 

Certains facteurs de risque ont été identifiés : 

  • La prise en charge de l’enfant par une autre mère que sa mère biologique est un facteur aggravant. 
  • C’est au moment du sevrage que le risque de malnutrition est le plus important. 

Le centre de Bala a été choisi par la santé publique sénégalaise comme centre référent pour la malnutrition. Grâce au dynamisme de son infirmier major une fabrication de farines a été lancée avec la collaboration de femmes du village. Ces farines ont ensuite été distribuées aux enfants malnutris. 

A gauche: La fabrication des farines pour les enfants malnutris – A droite: Mr Pape Diaby , infirmier major 

La délivrance de compléments alimentaires a permis d’améliorer le statut nutritionnel de ces enfants comme en témoigne la courbe ci-dessous qui analyse le Z score.
Le Z score est un indicateur de la malnutrition :

  • Z score entre -1 et -3 : malnutrition aigüe modéré 
  • Z score < -3 : malnutrition aigüe sévère 

Une amélioration de 40 % a été observé en seulement deux mois. 



CONSULTATIONS MÉDICALES

Les consultations médicales, les soins dentaires et l’éducation sanitaire ont continué de se dérouler à un rythme soutenu , comme les années précédentes. 

Les missions d’ophtalmologie ont permis d’opérer 165 cataractes et 5 ptérygions. 

Ci-dessus, opération de la cataracte 

Poste de santé de Dawady

Le dépistage de la malnutrition et de l’hypertension artérielle chez la femme enceinte continue de se faire régulièrement dans les 20 villages visités par l’agent de santé Aly Mangane. Des distributions de compléments alimentaires sont faites tous les 15 jours en faveur des enfants malnutris. 

Distribution de plumpy nuts dans les villages 

4 à 5 femmes enceintes reçoivent régulièrement et gratuitement un traitement par ALDOMET pour faire baisser leur tension artérielle et prévenir l’éclampsie. 

La Fondation pour une maternité sans risques finance également la construction d’un nouveau logement pour la sage femme du poste de DAWADY.
Préalablement logée dans une chambre exigue et insalubre au sein du logement de l’infirmier du poste , il était important de lui construire logement indépendant pour maintenir sa motivation professionnelle, la santé publique sénégalaise n’en ayant pas les moyens.

Ci dessus, à gauche, poste de la première pierre par la Maire de Dawady – A droite, plan de la construction.
Ci-dessous, démarrage du chantier.


Lutte contre la bilharziose

( partenariat Le Kaicédrat ) 

Intervenants : 

  • • Monique N’DIAYE 
  • • François BESSIN 
  • • Dr Boubacar KEITA 
  • • Dominique BARBIER 
  • • Francis Klotz 
  • • Patrick Dewavrin 

Les marigots, lieux d’infestation.


Comme les années précédentes, le programme Bilharzioses – Latrines, initié en 2008, s’est effectué selon 3 axes : 

1- le suivi de la prévalence des bilharzioses

avec l’examen microscopique par le laborantin Gérald Keita des selles et urines des 6-14 ans des 15 villages du programme de veille, et, comme chaque année, l’examen des selles des 0-5 ans d’Assoni, le village pilote. 

Pour les 6-14 ans, les prévalences de la bilharziose intestinale sont de 13% (21% en 2024) et de 19% (24% en 2024) pour l’uro-génitale. De grandes disparités existent cependant d’un village à l’autre. 

Cette réduction traduit non seulement une reprise de la distribution du praziquantel au Sénégal mais également le succès de la sensibilisation auprès des populations. 

Pour les 0-5 ans d’Assoni, la prévalence de la bilharziose intestinale a également diminué:
7,7 % contre 28% en 2024.
Les enfants positifs ont été traités au cas par cas par l’infirmier de Bandafassi.

Séance d’éducation sanitaire.


2 – La poursuite de l’éducation sanitaire dans les villages enclavés 

Ce volet essentiel et indispensable du programme est assuré par l’agent de santé, Youssouph Diallo Keita. 

3 – La construction de latrines pour couper le cycle parasitaire 

De très nombreux villages sont demandeurs de ces infrastructures qui restent les plus simples et les plus efficaces pour couper le cycle au parasite mais aussi pour lutter contre les maladies du péril fécal. 

Cette année, pour la première fois, 10 latrines ont été réalisées dans le village de Thiara Bondji, foyer de bilharziose intestinale non loin de la Guinée Conakry, village au bout du bout de la piste, où peu s’aventurent… 

Malgré les demandes insistantes et multiples, seules 34 latrines ont été construites en 2025,
6 sont en cours de finition, soit un total de 1306 (+ 6) depuis 2010. 

Construction de nouvelles latrines.

Eau et forages

ASSOCIATION EAU CLAIRE

Nous avons pu constater les excellents résultats de la campagne 2024 qui avait consisté en la pose de compteurs permettant de suivre les consommations ainsi que le remplacement des tubes galvanisés par des tuyaux souples rendant plus aisé le contrôle des pompes. 

Gilbert DIATTA, notre maintenancier est maintenant logé au centre de BALA et dispose d’une moto avec laquelle il se rend dans les villages pour : 

  • Visiter une à deux fois par mois l’ensemble des sites et procéder à une maintenance préventive 
  • Exécuter divers travaux spécifiques comme la réparation de pompes, le changement de robinets, le nettoyage des châteaux d’eau. 
A gauche : Gilbert Diatta – A droite : un forage avec ses panneaux solaires.

Cette organisation permet de détecter les pannes en temps réel, de les prévenir éventuellement et surtout de réparer extrêmement rapidement les installations, limitant ainsi les interruptions de fourniture d’eau préjudiciables à la santé des villageois. 

Quand il existe des jardins dont nous encourageons ( avec succès ) la création, l’arrêt de la fourniture d’eau est catastrophique et démoralisante. Les plantations peuvent mourir en 48h00. 

La maintenance préventive et la formation des populations a quasiment supprimé les pannes sur l’ensemble des 17 forages 

Les forages permettent de développer le maraichage 

Dans les villages où le débit est suffisant et la population demanderesse, nous posons des robinets dans différents points après avoir créé un petit réseau de distribution. 

Création d’un réseau de distribution 

Les projets de cette année 2026 consistent en la réalisation de 2 chantiers dans les villages suivants : 

1 – DIDE 

  • Construction d’un Forage et d’un château d’eau de 5000 litres 
  • Installation d’une pompe et de panneaux solaires 
  • Création d’un réseau de distribution avec des robinets 

2 – SENOSAMBAYABE 

  • Construction d’un château d’eau de 5000 litres 
  • Installation d’une pompe et de panneaux solaires 
  • Création d’un réseau de distribution avec des robinets 
Cultures maraichères sous filet au pied d’un forage 

Education et agronomie

ASSOCIATION LEKEET BI 

En 2025 la subvention de la FMSR a permis d’entreprendre la restauration de deux classes élémentaires en mauvais état et la construction de deux autres classes sur la commune de Gouloumbou. 

Ces dernières remplaceront un bâtiment fait de simples branches. 

Ce programme est réalisé en parfaite collaboration avec les services de l’éducation nationale sénégalaise. Il vise à améliorer les conditions de travail des instituteurs qui sont particulièrement difficiles en zone rurale où le nombre d’enfants à scolariser ne cesse d’augmenter.

A gauche: Une cabane en guise de salle de classe – A droite: Nouvelles salles de classe achevées.